« Terres rares » : le Japon fait tout pour moins dépendre de la Chine

C’était l’un des secrets les mieux gardés de la planète. La Chine produisait, il y a quelques années, près de 95 % des « terres rares  » dans le monde. La présence de ces métaux dans son sous-sol lui a donné pendant des années un pouvoir économique que certaines entreprises veulent désormais contourner. Honda, selon le « Wall Street Journal », a ainsi trouvé une première parade. Le constructeur japonais a mis au point un moteur qui n’utilise pas ces métaux, appelés « terres rares  » en raison de leur rareté. Il s’agit d’un nouveau moteur électrique pour voitures hybrides. L’objectif affiché par Honda est clair. D’après le quotidien, il s’agit de se dégager de l’emprise chinoise. Surtout que le Japon est le premier pays utilisateur de ces ressources minières. Pour faire face au risque d’un épuisement de ses réserves, Pékin limite ses exportations depuis plusieurs années. Avec comme conséquence, une hausse des prix mondiaux et une relocalisation en Chine d’entreprises étrangères, plus près des lieux d’extraction. Mais depuis le début de la décennie, les pays consommateurs tentent de trouver des solutions alternatives. Il a ainsi fallu dix ans de recherche et d’essai pour que Honda en partenariat avec un autre groupe japonais, Daido Steel, développe son moteur électrique qui serait, en outre, 10 % moins cher et 8 % plus léger.

D’autres entreprises comme Siemens et Samsung ont également accéléré l’allure. Mais l’avenir des « terres rares  » n’est pas pour autant totalement bouché. Pour profiter des prix élevés, l’Australie s’est lancée dans une ruée sur ses propres « terres rares « . La question est de savoir si demain, ces métaux deviendront des valeurs refuges

SOURCE : http://www.lesechos.fr Le 28/07/2016

 

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